La source

Début 2018, après avoir dévoré livre « La thérapie de l’âme » de Cheikh Khaled Bentounès, ce que j’appelais jusqu’alors ma religion s’est transfigurée en spiritualité.

Que l’on s’entende bien et que les choses soient bien claires : je ne cherche à ne convaincre, ni à convertir qui que ce soit à quoi que ce soit. Oh si. Si peut-être. Peut-être que si je suis honnête avec moi-même et avec vous, si je devais vous convertir à quelque chose, ce serait à l’Amour. Oui, à l’Amour. Oui, c’est d’Amour que je vais parler.

J’ai toujours été très pudique à cet égard. Comme la politique ou les autres sujets « malaisants », j’esquivais toujours rotativement et à la perfection ce suj’. Je disais à qui voulait l’entendre que la foi, c’était comme les fesses, que ça ne regardait que moi et que c’était de l’ordre de l’intime.

Seulement, comme toutes les belles histoires d’Amour, plus elles évoluent, plus elles s’intensifient, plus elles sont magiques, plus on a envie d’en parler, de partager.

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis née et ai été élevée en France dans une famille sénégalaise musulmane et traditionnelle d’exception, éminent patrimoine dont j’ai hérité.

En heureuse héritière des pilliers, principes et pratiques de la dernière religion monothéiste, j’ai longtemps pensé ma religion. Oui. C’était principalement rationnel. Avec la tête, j’avais choisi d’être (ou de penser ?) musulmane. Le Seigneur avait une place de choix dans ma vie, c’était indéniable, mais pas celle qu’Il devait avoir. D’abord parce que je le percevais à des années lumières de moi, et puis, et surtout, parce que encore une fois, Il n’était que dans ma tête.

Jusque début 2018. Jusqu’à ce que ce livre bouleverse mon existence.

Pourquoi ce livre et pas un autre ? Parce que c’était écrit. Comme souvent, on fait face à un mur, avant de se retrouver dans une impasse. Avec une seule Issue. Cela arrive généralement quand divers warnings ont été envoyés en amont ET savamment ignorés, la leçon devient outrageusement plus violente, pour cause !!

Désormais, je comprends que ces impasses sont des bénedictions, éprouvantes, certainement, mais des bénédictions de taille. Des bénedictions dont les saveurs sont indiscibles, oui car il est question de les accepter, de les vivre, de les expérimenter, de les goûter. Oui. Se sentir blessée dans un premier temps (cf. كَلِمَ) pour mieux être guidée, se rapprochant de l’Essence, à chaque souffle un peu plus, se rapprochant de son essence, de La vérité, de sa vérité.

Que sont ces mots si ce n’est ma vérité ? Qui peut me blâmer de les écrire dans mon journal ? De me raconter, de partager ? De toucher, d’inspirer, d’éclairer les âmes qui en auraient besoin ?

J’ai la plûme qui boome, mais j’ai à faire, je pars comme une voleuse, pour mieux continuer très vite. Promis. Et comme mon bienaimé père dit souvent « une promesse est une dette ».

En attendant, comme sur cette photo, les yeux rivés vers le Ciel, connectée à la Source plus que jamais, couronne sur la tête, je me nourris, je grandis, je construis, aux côtés du meilleur Associé qui soit.

Crédit : photo de Christophe Nzeza. Habillée par Maison Tribale (vêtements), Elie Hirsch x Maison Tribale (bijoux), LoabyAnaisB (chapeau).

À bientôt ✨💛,

F.

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