Parce qu’à force de vivre

Article écrit le 08/02/2019

Parce qu’à force de vivre à 1000 à l’heure, usée, je me suis comme qui dirait pris les pieds dans le tapis et me suis violemment viandée, à bout de souffle !

Non, je ne me suis rien cassé, mais ça a fait terriblement mal. J’ai retrouvé des prémisses de raison après un wake up call ces derniers jours, Dieu que ça fait du bien quand elle s’arrête cette vilaine spirale, pardon, quand tu arrêtes cette vilaine spirale. Commencer à me retrouver, après avoir eu la sensation d’habiter en sous-loc’ dans le corps et dans la tête d’une parfaite inconnue à l’opposé de mon ADN et de mes valeurs.

Pendant d’interminables semaines, j’ai retourné le sujet dans tous les sens, cherchant une âme charitable qui pourrait vivre à ma place, se lever à ma place, faire les choses les plus élémentaires à ma place, avoir la force à ma place, avoir de l’énergie à ma place, des envies à ma place. Envie de démissionner, purement et simplement rendre le maillot, mais pas de candidat pour me remplacer. Loose totale !

Quelques longues semaines plus tard, je dois me rendre à l’évidence : OK donc on est sur un « de gré ou de force ma fille, tu vivras, et personne ne fera tout ça à ta place ». WOKAYYY les gars, message reçu 5/5. Wake up call!

Bon ok. Bon ben je crois que je n’ai pas le choix. Bon, eh bien pour commencer, avant tout « wake up » qui paraît juste infaisable à date pour être claire, je vais commencer par un truc sympa et surtout utile, arrêter de couler, stop, mettons fin aux dégats avant de commencer à se lever, à réparer.

C’est rageant non cette terrible réalité ? « Personne ne le fera pour toi ! » Vous avez déjà essayé de déléguer votre vie vous ?

Vous vous demandez sûrement comment tout cela est arrivé ? Je pense que je commence à prendre un peu de hauteur, et à timidement commencer à m’expliquer ce qu’il s’est passé. Laissez-moi vous dire que ça a été très vite et qu’il faisait tout noir là d’où je reviens. Je commence à mettre des mots. Je commence à me remettre des maux.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je fais évidemment partie de la team toujours plus, overbookée à perte de vue sur l’agenda, hyperactive, dont les batteries se rechargent en un rien de temps, avec mille envies, milles projets, mille plans sur la comète. Je pense avoir passé un cap au mois d’Octobre après avoir pris une décision de vie et avoir dépassé les bornes des limites en bossant comme une demeurée sur tous les fronts. Note numéro 1 : penser à s’écouter.

Et là, le texto du 23 octobre de mon amie Lucienne (big up Lulu si tu me lis) qui, connaissant la bête, m’avait mise en garde à l’annonce de ma décision. Son long et bienveillant texto terminait par « et sois indulgente envers toi-même aussi. Ça peut paraître pompeux, mais du peu que je connaisse de toi, voilà ce que je me dis ». Note numéro 2 : penser à écouter les amis bienveillants, même quand on est la reine des entêtées dans le royaume du Je-sais-tout !

Autant vous dire que mon corps ne m’a pas demandé mon autorisation avant de démissionner lui (c’est bête mais il a le choix lui), comme s’il me signifiait que notre histoire s’arrêtait là, pour cause de surmenage. Les médecins parlaient d’une seule et même voix, le diagnostic était clair : épuisement total et beaucoup trop de stress, il faut vous arrêter, ne plus rien faire, vous reposer. C’est là que j’ai selon moi signé mon arrêt de mort.

Mais comment un arrêt de travail peut-il se transformer en arrêt de mort ?

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